Mélanges Agrifaune Bordures de champs

 Mélanges Agrifaune Bordures de Champs©

Dans le cadre du Groupe Technique National Agrifaune Bords de champs, différents groupes Agrifaune testent en région l’implantation de mélanges de bordures de champs sur des milieux adventices ou perturbés.

Mlange restauration Agrifaune

C’est le cas depuis 2013, pour les partenaires Agrifaune dans le Loiret et l’Eure-et-Loir (l’association Hommes et Territoires, les Chambres d’Agriculture d’Eure-et-Loir et du Loiret, les Fédérations Départementales des Chasseurs d’Eure-et-Loir et du Loiret, l’Office National de la Chasse et de la Faune sauvages ainsi que les Fédérations Départementales des Syndicats d’Exploitants Agricoles).

 L’implantation de ces mélanges répond à différents enjeux :
-    Réduire la présence d’adventices les plus problématiques aux abords des parcelles cultivées en présence d’une bordure à forte pression adventices.
-    Augmenter la biodiversité floristique et les services associés (auxiliaires, pollinisateurs) en présence d’une bordure peu diversifié.
-    Reconstituer des corridors fonctionnels pour la faune sauvage en présence d’une bordure à faible largeur.
-    Installer des communautés végétales stables et diversifiées puis laisser la flore spontanée s’exprimer dans le cas de création d’un nouveau chemin ou d’une bordure à faible recouvrement végétal.

L’objectif de la marque Agrifaune Bordures de champs© est d’encourager cette pratique de semis de flore sauvage, de promouvoir les mélanges et favoriser leur approvisionnement pour les agriculteurs auprès des organismes semenciers. Il s’agit aussi d’étoffer l’offre en termes d’accès aux semences.

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Les mélanges Agrifaune Bordures de champs© "Beauce/Bassin Parisien Sud"

Ce mélange est composé de 19 espèces issues de communautés prairiales calcicoles avec 50% de graminées et 50% de dicotylédones. Le choix des espèces répond à plusieurs critères : l’origine des espèces, leur capacité à ne pas entrer en compétition avec les cultures mises en place sur le territoire comme les porte-graines de carottes, leur affinité avec la faune (refuge et source de nourriture) et leur intérêt pour les pollinisateurs (diversité de type de fleurs, périodes de floraison longue). Des critères technico-économiques ont aussi été retenus tels que le coût des semences ou leurs taux de germinations.

compoMELANGE

-    Les graminées ont été choisies pour leur capacités à couvrir le sol en première année d’implantation afin de limiter le risque de développement des adventices. Des espèces peu compétitives ont été privilégiées afin de laisser les autres espèces du couvert s’exprimer comme par exemple la Fétuque rouge (Festuca rubra) ou le Paturin des près (Poa pratensis).
-    Les espèces sauvages sont des espèces qui se développent spontanément sur les zones herbacées du territoire. Ceci permet de reconstituer des communautés végétales cohérentes avec l’objectif de restaurer un milieu en bon état écologique. Parmi ces espèces, ont été choisies des apiacées et des astéracées pour satisfaire les abeilles sauvages et les syrphes : Achillée millefeuille (Achillea millefolium), la Centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa).
-    Les légumineuses, telles que le Lotier corniculé (Lotus corniculatus) ou le Trèfle rampant (Trifolium repens) profite à l’Abeille domestique ou au Bourdon.

Certaines espèces vivaces ont un développement lent et ne s’expriment pas en première année, c’est le cas de la Sauge des près (Salvia pratensis) ou du Petit boucage (Pimpinella saxifraga).

especesMELANGE

La zone d’utilisation du mélange correspond à des milieux prairiaux héliophiles sur sol calcaire de Beauce et plus généralement de la zone biogéographique du Bassin Parisien Sud. zoneADAPTEE

Deux outils de promotion de l'action : une plaquette et une vidéo

plaquette restauration 2019

Une vidéo de présentation de l'action

 

Pour plus de renseignements:

Caroline LE BRIS
02 38 71 91 80
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